Huit mois à la tête de la direction générale des Lignes Maritimes congolaises : Gisèle Mbwansiem Mbiung apporte un vent d’espoir marqué par des réformes structurelles et une rigueur axée sur les résultats mesurables !

[Par Jacques Kitengie]

Huit mois après la prise de fonctions de Gisèle Mbwansiem Mbiung comme directrice générale ad intérim des Lignes Maritimes Congolaises (LMC SA), la cellule de communication de l’entreprise dresse un bilan des réformes engagées pour moderniser la gouvernance et relancer les activités de l’armement national.

Dans une dépêche transmise ce vendredi 24 juillet 2026 à 7SUR7.CD, plusieurs mesures ont été mises en œuvre sous la supervision du ministère de tutelle et du conseil d’administration afin d’améliorer la gestion de cette entreprise publique stratégique. Ces réformes s’inscrivent, d’après la cellule de communication, dans la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur d’une gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et la bonne gestion des entreprises publiques.

Parmi les principaux axes de réforme figure l’assainissement des pratiques de gestion. La direction affirme avoir engagé des actions visant à lutter contre le favoritisme, le népotisme, le tribalisme, les rétrocommissions, le harcèlement ainsi que la surfacturation de certains marchés. Elle indique également avoir renforcé le respect des procédures dans l’attribution des contrats.

Sur le plan social, la cellule de communication fait état d’un climat de travail qu’elle juge plus apaisé. Elle souligne notamment une réorganisation de la gestion des primes et des missions de service, désormais attribuées selon des critères présentés comme plus transparents et équitables.

La direction met également en avant le développement de nouveaux partenariats destinés à renforcer la présence de LMC sur le marché maritime régional et international.

Selon la cellule de communication, un mémorandum d’entente a été signé avec TASHICO, l’armement national tanzanien, afin de développer les activités sur le lac Tanganyika et en haute mer. Un autre partenariat a été conclu avec SOCOTRAM, armateur national de la République du Congo, pour renforcer le cabotage entre Pointe-Noire, Boma et Matadi, avant une extension vers d’autres pays de la sous-région.

La direction annonce en outre un accord avec la société chinoise Fast East pour l’ouverture d’une ligne maritime entre Dar es Salaam et la Chine. Elle évoque également un partenariat avec Action B en vue de développer le transport routier, tant sur le territoire national qu’au niveau transfrontalier.

Par ailleurs, la cellule de communication cite un partenariat conclu avec PADS Corporation, destiné à améliorer la collecte des droits de trafic maritime à l’exportation, avec une perspective d’extension aux opérations d’importation.

Enfin, la direction rappelle que la relance de la flotte nationale constitue l’un des principaux défis de LMC SA. Selon elle, l’entreprise ne dispose plus de navires de mer en propre depuis plus de trois décennies. Elle affirme que des initiatives sont en cours pour jeter les bases d’un redressement durable de l’armement national.

La cellule de communication estime que les effets des réformes engagées devraient être progressivement perceptibles sur les performances de l’entreprise et sur son positionnement dans le secteur maritime en République démocratique du Congo.

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