Cap vers le redressement de l’OCC : lors d’une rencontre à Kinshasa, la DG ai Christelle Muabilu donne les orientations utiles à tous les responsables de l’Office !

[Par Jacques Kitengie]
Au cours d’une rencontre à Kinshasa, ce jeudi 05 mars 2026, dans la salle polyvalente du cinquantenaire située à la lisière de la commune de la Gombe, madame le Directeur général ad intérim de l’Office congolais de contrôle a réuni différents responsables de son établissement, pour leur donner des orientations utiles en rapport avec l’impérieuse nécessité de redresser cette machine de l’Etat congolais. Christelle Muabilu a affiché ainsi ses couleurs de dirigeant rassembleur en vue de la bonne marche de l’Office congolais de contrôle. Animateurs des départements centraux et directions provinciales, chefs d’agences ainsi que ceux coiffant la délégation syndicale nationale ont tous pris part active à ce premier rendez-vous décisif tenu en présentiel et en visioconférence.
D’entrée de jeu, madame le Directeur général ad intérim Christelle Muabilu a entamé son allocution de circonstance par renouveler ses hommages au chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance placée en la femme et en la jeunesse de qui elle émane.

« Mesdames et Messieurs les Chefs de Départements, Messieurs les Chefs de Directions Provinciales; Mesdames et Messieurs les Chefs d’Agences; Monsieur le Président de la Délégation Syndicale Nationale; Mesdames et Messieurs; C’est pour moi un honneur, de vous voir répondre tous en présentiel comme en ligne à cette première rencontre depuis ma prise de fonction en qualité de Directeur Général par intérim de l’Office Congolais de Contrôle, dans le strict cadre d’une mission de continuité institutionnelle conformément aux textes en vigueur, ce dont je vous remercie. Avant toute chose, je rends grâce à Dieu Tout-Puissant, Maître des temps et des circonstances, pour le don de la vie, la sagesse et la responsabilité qu’il a accordée à ma modeste personne afin d’assurer la gestion et la bonne gouvernance de l’Office. Qu’il me soit permis d’exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat, Champion de la masculinité positive, pour son leadership éclairé et son engagement constant en faveur de la bonne gouvernance et du redressement de nos institutions publiques », a-t-elle débuté son discours.
Adressant également sa reconnaissance à la première ministre Judith Suminwa Tuluka et au ministre du commerce extérieur Julien Paluku Kalongya, madame le Directeur général de l’Office congolais de contrôle Christelle Muabilu a rappelé à ses hôtes que l’occasion ne consistait pas à parler du passé mais plutôt échanger sur comment bâtir un avenir meilleur de l’OCC, dans la lucidité, la discipline, le professionnalisme et le sens élevé de responsabilité.

Les défis à relever, note-t-elle, sont connus, énormes et doivent être relevés. Il s’agit de la gouvernance à renforcer, la gestion financière à assainir, les recettes à sécuriser, l’exploitation à optimiser, la discipline administrative à restaurer, la performance opérationnelle à redynamiser.
S’agissant de ses priorités, madame le Directeur général de l’Office congolais de contrôle est stricte quant aux résultats attendus de ses collaborateurs.
« Face à cela, nous avons une seule option le redressement par le travail avec rigueur et méthode. C’est ici le lieu de vous présenter ma vision, mieux l’orientation stratégique de mon action qui reposera sur cinq piliers fondamentaux, à savoir: Premièrement le respect strict des textes légaux, règlementaires, normatifs et des procédures. Aucun Département, aucune Direction Provinciale, aucune Agence et aucun Service ne fonctionnera en dehors du cadre statutaire et réglementaire de l’Office. Deuxièmement la sécurisation totale des recettes. Toute recette générée doit être déclarée, tracée et reversée suivant les circuits officiels car la régularité de la paie et la crédibilité de l’Office en dépendent. Troisièmement la discipline administrative et la fin des initiatives parallèles non autorisées. Quatrièmement la responsabilité individuelle. Chacun répondra de ses actes dans son domaine de compétence. Cinquièmement la rationalisation et l’optimisation, l’exploitation. Chaque unité opérationnelle devra fonctionner selon des objectifs clairs de rendement, de traçabilité des prestations et de contribution effective aux recettes. L’exploitation doit être orientée vers de la performance, l’efficacité et la compétitivité. Dans l’immédiat, mes priorités sont claires: Assainir la gestion financière; Stabiliser progressivement la paie pour revenir à la date conventionnelle; Établir un état réel des effectifs, des charges, des engagements et du niveau réel d’exploitation dans toutes les provinces; Optimiser l’exploitation des services techniques afin d’accroître la productivité et les recettes; Mettre en œuvre les résolutions du Conseil d’Administration effectives pour la bonne marche de l’Office conformément aux textes légaux », assigne-t-elle comme mission à toute l’administration de l’OCC.

Et de finir son allocution de circonstance en s’adressant aux différents animateurs du syndicat national.
« À la Délégation Syndicale, je m’adresse à vous comme partenaire social avec clarté dans une logique de rassembler et non de diviser. Ma mission s’inscrit dans l’intérêt général des travailleurs, car sans les travailleurs, l’OCC n’existerait. Plus de discipline, plus de transparence, plus d’efficacité et plus de performance. Je compte sur l’implication des uns et des autres, je serai disposée, exigeante, équitable et engagée. Ensemble, nous allons restaurer l’image ternie de l’Office en remplissant avec responsabilité la mission lui confiée par le législateur congolais dans la sécurisation des consommateurs ».