Kinshasa : l’expert Prince Bagula dorénavant diplômé du collège des hautes études de stratégie et de défense !

[La rédaction]

Avec succès, l’expert congolais en finances Prince Bagula a brillamment affronté, ce mercredi, un jury de taille composé des érudits du CHESD sur la problématique de la coopération internationale relative à la résolution des conflits en RD Congo. Ce jury présidé par le général de brigade Sukusu Souza, assisté du Professeur Léon Mbembo et de madame Bijou Obaro a eu un fructueux débat scientifique avec le récipiendaire de circonstance, autour de la question fondamentale de son sujet de recherche.

« La coopération internationale peut-elle venir à bout des conflits ? » s’interroge le nouveau diplômé du CHESD. Le chercheur Prince Bagula soutient à haute et intelligible voix que les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. Il examine, par ailleurs, comment la coopération internationale, qu’il s’agisse d’accords multilatéraux, de médiations, d’opérations de stabilisation ou de mécanismes régionaux, dans quelle mesure, elle peut produire un effet durable malgré la primauté des intérêts nationaux et des stratégies concurrente qui caractérisent les États. Il s’interroge également sur la condition pouvant permettre à la coopération internationale de contribuer à régler les conflits, dans un contexte où chaque État cherche d’abord à défendre ses propres intérêts. En sa qualité de jeune notable de la partie est du territoire national, il dédie son travail à tous les congolais et toutes les congolaises qui, dans cette partie du pays, subissent chaque jour les affres des conflits armés, et qui attendent de la coopération internationale autre chose que des promesses non tenues. Puisse cette réflexion, dit-il, contribuer si modestement soit-il, à éclairer les voies d’une paix positive.

Le chercheur Prince Bagula défend, en effet, que la coopération internationale ne met nullement fin aux conflits par elle-même. Son efficacité dépend notamment d’un alignement des intérêts et d’une architecture de mécanismes d’incitations, de garanties, de coûts, etc, de sorte que choisir la paix et travailler à l’éradication des conflits devienne l’unique option la plus rationnelle pour tous les acteurs. Prince Bagula conclut que la RD Congo doit combiner deux options stratégiques pour que la coopération internationale lui soit efficace : le renforcement des capacités de l’outil de défense (réduire sa dépendance à la coopération et miser sur ses propres forces militaires, de renseignement et de gouvernance sécuritaire) et La diplomatie proactive et préventive (la RDC passe d’une posture défensive à une diplomatie d’anticipation et d’influence). Pour ce faire, il propose un chronogramme d’activités à trois phases et sur 3 ans et un budget de 1,192 millards de usd qui est adapté aux réalités budgétaires de la RDC.

Il faut rappeler que cette promotion du Collège des Hautes Etudes de Stratégie et de Défense achève ainsi sa formation en marge d’une neuvième session spéciale. La RD Congo maximise désormais une crème outillée en stratégies et défense, des officiers de renseignements complets.
Heureux ceux, à l’instar de Ulysse, ont effectué un bon voyage, disons un bon parcours professionnel, dans le cas d’espèce.

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