Kinshasa : l’Ingénieur Agronome Fadi-Antoine Kaumbu Tshite désormais diplômé d’études approfondies avec mention « distinction » à la suite d’une brillante défense de son mémoire à l’Université de Kinshasa !

[Par Jacques Kitengie]
Dans son travail de recherche scientifique, l’Ingénieur Agronome de formation et de profession, Ingénieur Kaumbu Tshite Fadi-Antoine de l’Université de Kinshasa a fait une « Analyse de l’efficience de l’eau à la parcelle du système d’irrigation sur le site agricole de Masina Rail-1 dans le bas fond du bassin de la rivière N’djili-Kinshasa ». Face à un jury non complaisant présidé par le professeur Raphaël Tshimanga Muamba et directeur de l’Ecole Régionale de l’Eau, secondé par les professeurs Roger Kizungu Vumilia, secrétaire, Cush Ngonzo Luwesi, promoteur, Bonaventure Lele Nyami, membre effectif, Antoine Mfumu Kihumba , membre effectif, Claude Kachaka Sudi, membre suppléant, Jean-Pierre Beya Dibwe, membre suppléant, le chercheur Fadi-Antoine Kaumbu Tshite a eu des mots justes pour convaincre l’auditorium au sujet de la quintessence de son mémoire d’études approfondies.

Ce jeune chercheur et homme politique du parti nationaliste congrès national congolais cher au patriote et leader majeur Pius Muabilu Mbayu Mukala, démontre que l’efficience de l’utilisation de l’eau dans les systèmes d’irrigation est un enjeu majeur pour l’agriculture mondiale, surtout dans les zones où la ressource en eau est limitée. Il explique ainsi que les techniques d’irrigation basées sur des arrosoirs, utilisées principalement dans les petites exploitations agricoles, sont courantes dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne et en République démocratique du Congo. Cependant, dit-il, cette technique est souvent peu efficace sur le plan de la gestion de précision et de variabilité des conditions locales.
Dans sa recherche, l’agronome Kaumbu Tshite Fadi-Antoine souligne par ailleurs que suite à une étude des résultats, le système maraîcher renseigne que le gombo est la plante cultivée la plus étendue dans cette zone avec une superficie de 13,7 hectares. A l’en croire, la technique d’irrigation par arrosoir reste dominante à plus de 70%. Et l’eau d’irrigation, renchérit-il, a une qualité physique variable et peut être utilisée pour arroser les plantes.

« La distribution granulométrique du sol dans la zone d’étude révèle des moyennes de 31,4% de sable, 18,1% de limon et 50,6% d’argile. Le calcul du besoin en eau pour les plantes maraîchères indique un volume de 14575,8m³ pour une étendue totale de 19 ha. L’efficience d’irrigation des cultures dans le périmètre se situe entre 42 et 66%, avec une efficience globale du système, estimée à 46%. Par conséquent, les cultures cultivées dans la région d’étude ont une forte demande en eau, ce qui exige un enseignement adéquat des agriculteurs sur les méthodes optimales de gestion de l’eau pour une irrigation soutenable. De plus, elle souligne l’inefficacité du système d’irrigation actuel dans la zone d’étude MASINA RAIL-1. Dans cette optique, elle préconise l’optimisation de l’efficacité de l’irrigation en employant des techniques d’irrigation plus performantes comme l’irrigation de précision (goute à goute) », a-t-il conclu sa recherche défendue avec la mention distinction. Mission accomplie, le chercheur agronome met le cap vers sa thèse, dans la même prestigieuse Ecole Régionale de l’Eau au sein de l’Université de Kinshasa .